Et si on le faisait : Changer un peu le monde…

Qu’est-ce qui nous pousse à proposer un changement? :
Professionnels de l’animation, de la formation et plus largement du champ médico-social, nous contribuons à l’accompagnement des populations les plus fragiles.
Mais à quoi les accompagnons-nous ?
À s’intégrer dans la société et dans des normes sociales bien établies ?
À faire entrer les personnes dans des logiques de dispositifs auxquels nous n’adhérons pas forcément?…..
Est-ce que notre rôle ne doit se réduire qu’à cela?
Est-ce que notre rôle est de maintenir une forme de paix sociale?
Non, une partie des professionnels engagés et se revendiquant des finalités portées par les mouvements d’éducation populaire se veulent être initiateurs de pratiques de transformation sociale afin de vivre, au quotidien, dans une société plus proche des valeurs que nous défendons : la liberté, l’égalité, la démocratie, la solidarité et la laïcité.
Cependant, pour nous qui nous revendiquons de ces mouvements, nous nous sentons aujourd‘hui limités dans nos milieux professionnels respectifs : lien de subordination aux pouvoirs publics, forte dépendance financière, une certaine frilosité de la part du monde associatif à engager des processus de transformation sociale ; ou confrontés à des pairs ne se référant pas aux mêmes valeurs ou du moins au même niveau d’exigence quant à la traduction de ces valeurs dans des pratiques concrètes.
Après des années de pratiques professionnelles et de situations rencontrées, nous ne pouvons que constater un fonctionnement défaillant de la société qui produit et entretient un système de hiérarchisation des citoyens-individus/êtres humains, où le projet collectif de société n’existe pas ou plus, diront certains.
Dans notre société moderne, la recherche de l’épanouissement individuel, le fait d’être reconnu dans sa singularité se développe mais dans le même temps, les citoyens ne se ressentent plus comme étant partie prenante d’un même projet. Cette idée de solidarité nationale qui fut très forte notamment après la seconde guerre mondiale, se disloque au fur et à mesure que les sentiments d’inquiétude et de méfiance face à l’avenir se développent.
Ceci a pour effet, entre autre, de créer une société, où les populations s’opposent, s’isolent, où l’on peut dire que la solidarité nationale, collective est en crise et que la précarité et les inégalités se développent et s’aggravent. Les gens se méfient et ont peur de l’Autre. Potentiellement, l’autre, d’autant plus quand il semble éloigné de nous, peut représenter une menace.
Aujourd’hui, nous souhaitons assumer cette volonté de changement à travers une posture professionnelle claire quant à nos ambitions pour la société.
Nous avons envie, aujourd’hui de faire évoluer cette société. Après avoir longtemps travaillé à accompagner les habitants des territoires “politique de la ville” à s’engager dans des dynamiques collectives, voire à se révolter, nous pensons que travailler dans le même temps avec d’autres acteurs (élus, travailleurs sociaux, communauté éducative, autres professions…) et d’autres territoires (périurbains, ruraux, quartiers plus favorisés) peut contribuer à une transformation sociale profonde.
S’engager dans un projet comme celui que nous allons développer: c’est affirmer nos idées, nos valeurs et proposer une réponse à la société.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la lecture de notre projet politique , cliquez sur le lien suivant:

projet politique dernière version.mars 2015

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